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 ..。 can't trust you

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Chiles Lyons

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MessageSujet: ..。 can't trust you   Mar 22 Aoû - 0:54


can't trust you


Ses mains glissent le long des formes que la pression modèle. Elle caresse l'argile, comme si c'était de la chair. Ses gestes lents et sensuels accentuent une courbe, creuse une hanche, modèle un sein. Dans la délicatesse de ses mouvements semblent accompagner la musique criante de désespoir. Elle semble mettre ses tripes sur cet établi, cette table bancale sur qui repose un œuvre, un morceau de son cœur laissé sur le carreau. Comme un auteur met son cœur par des mots noirs sur une page blanche, elle, la sculpteure met dans ses courbes, ces dénivelés et ses rondeurs sa souffrance. Un visage sans expression, mais un corps hurlant la souffrance de ce cœur seul. Elle s'y applique, se laisse à panser des plaies béantes par l'argile entre ses doigts. Elle n'entend rien Chiles, elle ne ressent rien autour d'elle que sa souffrance. Et un plateau par terre, un souffle à peine audible, quelques mots plus tard et elle se retourne. Elle le fixe comme si elle était une fugitive en cavale. Toby est là et l'observe. Pas elle, mais son cœur, son misérable cœur. – Sors d'ici…. DÉGAGES ! – Un drap volant jetant à la volée sur cette sculpture humide et des mains crasseuses qui s'écrasent sur le torse de l'homme qu'elle pousse violemment – DÉGAGES DE LÀ. BARRES TOI ! – Les larmes lui brûlent comme de l'acide les yeux. Découverte, la voilà découverte l'artiste. Son plus grand secret éclatant au grand jour. Il l'a vu… Il a vu son cœur de cette âme mélancolique. Elle le sort de force de ce hangar froid et miteux et s'y enferme comme si c'était sa tour d'ivoire.
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Toby Arbuckle

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MessageSujet: Re: ..。 can't trust you   Mar 22 Aoû - 11:50


can't trust you.
La peur en ventre, les mains moites. Il ne pensait qu'à elle, qu'à ce visage qui lui manquait terriblement. Les circonstances et le temps étaient leurs démons. Les démons qui les avaient séparé et il espère pas pour toujours. Il ne se pardonnerait jamais ses erreurs si cela devait arriver. Il avait fait tellement d'erreurs, mais l'erreur est humaine. Il était le bel exemple de l'homme. Elle l'avait dit que son ex allait retourner sa veste. Elle avait raison, elle avait abandonné l'enfant et elle était partie. Il était venu demander de l'aide, mais elle n'a pas voulu écouter parce qu'elle l'avait prévenue. Mia, sa fille n'était pas voulue, mais le premier soir qu'il l'a eut dans les bras, il était obligé de la protéger. Comment abandonné sa chair et son sang? Il n'avait pas le droit et il aurait voulu qu'elle comprenne. Il était perdu comme un chiot abandonné dans une caisse sous un orage grondant. Il était tiraillé. Il avait confié sa puce à Berlin, son meilleur ami. Il avait besoin de la revoir, de lui parler encore pour essayer d'arranger les choses. Il avait oublié qu'il avait affaire une tigresse qui sortait les griffes dès qu'on entrait dans son intimité. Il ne faisait que se planter la tête la première. A force de ne plus la coutoyait, il en oubliait ses attitudes, ses mimiques qui le faisait fondre. L'amour pouvait rendre tellement bête.  Il entra dans son hangar là où il savait qu'il la retrouverait. Elle se leva comme une furie et le poussa, elle le poussa de toute ses forces en lui disant de partir avec cette violence qu'il ne pu retenir. Il n'aurait jamais cru à un tel accueil. Il aurait du pourtant, il avait pénétré dans son jardin secret. Il ne réfléchissait plus correctement. Son coeur fit des bonds énormes dans sa poitrine. Il voulait encore voir son visage, sentir ses mains contre son corps et surtout il aurait voulu retenir ses larmes qui avaient coulé le long de ses joues. Une porte les séparait. Il colla son dos à celle-ci. Il tremblait et les mots lui manquaient. Ses lèvres tremblaient comme un gosse apeuré. - Chiles.. - Son prénom brûla ses lèvres et explosa en mille morceaux son coeur. - S'il te plait.. Je.. Je suis désolé.. Je voulais pas rentrer comme ça, je voulais te voir.. Il faut qu'on parle, qu'on parle entre adulte.. - Bafouilla-t-il. Il avait envie de pleurer lui aussi en attendant ses sanglots. - On est plus des gamins.. Je sais que tu te fous de mes excuses, mais.. - Il n'avait plus les mots, il ne savait plus quoi faire pour la raisonner. Il tapa trois coups dans la porte en espérant qu'il lui ouvre et qu'il puisse discuter de la situation. Ils n'étaient pas obligé de parler dans cet endroit qu'elle voulait garder secret, ils pouvaient tout à fait aller autre part. Il attendait la suite, il attendait un petit signe. Il serra ses poings en attendant sa réponse.
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Chiles Lyons

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MessageSujet: Re: ..。 can't trust you   Mar 22 Aoû - 15:02


La porte claque, le bruit se propage dans l’entrepôt. Le froid de la pièce la saisit, elle frappe d’une tellement violence la porte d’un poing de fureur comme pour s’assurer qu’il ne la réouvre pas. Il n’avait le droit, personne n’a le droit d’entrer ici, lui encore plus qu’un autre. Les larmes dévalent ses jouent en torrent, ses sanglots la secouent que ses mains sur la porte sont ses seuls appuis pour ne pas s’écrouler. Elle l’entend clairement, mais le l’écoute pas ou à peine. Son sang fulmine, boue dans ses veines au rythme infernal de son cœur qui se disloque à chaque fois qu’elle pense. Il l’a vu… Il sait, et il s’en moque… Il n’en a rien à faire… Qu’importe elle était celle qui voulait, pas moi… jamais moi… Comme un trou du lapin sans fond, elle s’enfonce dans les ténèbres de son âme. – T’AVAIS QU’À FRAPPER !! BORDEL C’EST PAS COMME SI JE DEMANDAIS LA LUNE ! DIOS MIOS ! – La colère qui boue en elle explose. Sa voix se transforme en hurlement. Là où se pose son regard, ses mains envoie valser ce qu’il y a sous elles. Le bruit, le vacarme prenne écho sur les murs de ferraille. Elle explose Chiles, car Chiles devient folle. Son cœur a découvert, son âme meurtrie devant la pitié de son bourreau, c’est la pire chose pour elle. A cet instant même, elle aime Toby, autant qu’elle le hait. Il la dégoute autant qu’elle le désire. Ses mains font un ménage par le vide tout autour d’elle, et elle en vient à se retrouver en face de l’établie où prône son cœur. Elle lève les poings prête à les abattre, à détruire tout ce travail en un quart de second. Mais à la place de sa colère, c’est son corps qui flanche, elle s’écroule à genoux sur le béton brute. Ses mains posées sur ses genoux s’ouvrent doucement, mais au lieu de ressembler à une fleur, elles sont l’hideuse reflet de sa souffrance. Couvertes d’argile qui s’insinue même sous ses ongles, elles sont marquées dans la chair. Hideuse vision, Chiles n’a pas les mains qui pourraient tenir celles d’un homme, pas celles de Toby. Un miroir narquois posé sous un établie plus loin, lui renvoie la vision hideuse de ce qu’elle est. Sa combinaison short taché d’argile, car elle n’a pas pris le temps de se changer avec sa salopette, ses mèches corbeau parsemées de cette terre rouge ici et là. Chiles ne s’est jamais trouvée belle en soit, mais là elle est l’absolu contraire de la beauté. Elle se redresse, essuie d’un revers de main négligé sa figure, attrape sa veste d’homme trainant sur le sol et sort. Les mains dans les poches elle passe à côté de lui, l’ignorant. Tel un zombi elle avance sur le trottoir désert. – T’as intérêt à me payer la meilleure bouffe qui soit… - Elle ressert sa veste sur sa combinaison qui ne ressemble plus à rien. Ses jambes fuselées tachés de glaise glisse l’une contre l’autre pour l’emmener loin de ce calvaire. Si seulement elles avaient le pouvoir de remonter le temps.
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Toby Arbuckle

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MessageSujet: Re: ..。 can't trust you   Mar 22 Aoû - 16:41

Il avait cette pression au coeur, c'est elle qui en est la cause. Il l'aimait à en souffrir, il l'aimait à en crever. Elle était celle qu'il voulait pour toujours et à jamais. Celle qu'il voulait serrer dans ses bras et ne plus jamais la voir pleurer de la sorte. Il devait d'abord se faire pardonner et surtout comprendre les femmes. Les bruits étaient sourds à l'intérieur de l’entrepôt, ils étaient fracassants sur le sol. Elle était en colère. Elle avait le droit. Il aurait du réfléchir avant d'entrer, mais il avait tellement envie de la voir, de la revoir. Ce manque dans son coeur lui donnait l'impression de ne plus respirer parfois. Il regardait sa fille, tout allait mieux et puis les souvenirs revenaient au galop. Lorsqu'il entendit ses pas se rapprocher de la porte, il se bougea pensait qu'elle allait frapper à nouveau. Elle sorti simplement, le visage vide d'émotions, les mains dans les poches. Il aurait tellement voulu redonner un sourire à ce visage meurtri, à cette poupée de chiffon abîmée. Revoir de la lumière qui illumine son aura. Le temps allait peut-être les aider à redevenir comme avant. Il espérait comme un gamin, il espérait comme un imbécile.  - Oui.. Ok d'accord.. - Il fit le premier pas. Il connaissait une pizzeria dans le coin. En fait, c'était leur endroit à eux après le lycée. Tous les vendredis soirs, ils se réfugiaient dans cet endroit où il mangeait comme pour quatre. Des gamins innocents, des gamins gourmands. Il ne la regarda pas durant le trajet, il ne voulait pas encore réveiller la tigresse qui sommeillait en elle. Coup du hasard ou coup du destin, on n'était vendredi ce jour là. Il espérait timidement qu'elle se souvienne et qu'elle fasse le rapprochement. Il espérait tellement de choses alors qu'il fallait attendre. Il n'était pas patient l'amoureux au coeur fendu. Il était maladroit dans ses mots et dans sa façon d'être. Il poussa la porte de la pizzeria et la laissa entrer et choisir la table où il allait s'asseoir. Il salua le propriétaire qui les reconnaissait. Il lui adressa un sourire. Il se posèrent à la table où Chiles s'était assis en premier. Il était en face d'elle et il avait encore du mal à la regarder dans les yeux. Il avait surtout peur d'ouvrir la bouche pour dire quelque chose. A chaque fois qu'il l'ouvrait cela faisait des dégâts. A chaque fois qu'il faisait quelque chose tout était catastrophe. Il attrapa le menu plus pour jouer avec que pour regarder ce qu'il va prendre. Il savait déjà ce qu'il allait prendre et même ce qu'elle allait choisir. Il fit comme-ci le menu était un oiseau comme il aurait pu le faire avec sa fille juste pour entendre son rire, ce petit éclat qui le rendait heureux.  - C'est un oiseau si tu n'avais pas remarqué.. - Un idiot, il était un pauvre idiot. Il se frotta la nuque après ses petites bêtises enfantines et un serveur arriva pour prendre leur commande.  - Une pizza pepperoni et une pizza hawaïenne pour la demoiselle.   - Il adressa un petit sourire au coin et affrontant enfin son regard plus de quelques secondes. Pour vu qu'elle parle pour combler ce blanc qui devenait insupportable pour Toby.
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Chiles Lyons

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MessageSujet: Re: ..。 can't trust you   Mar 22 Aoû - 18:11


A défaut de remonter le temps, elle le suit, comme ce chaton qui n’a connu d’affection que pour les caresses de passants indifférents quand la vie les rattrape. Elle suit l’inconnu, car il n’est plus que ça. Autrefois il était son meilleur ami, maintenant il est ce mec étranger à sa vie, ou est-ce elle qui l’est envers sa vie à lui. Elle ne semble plus le connaître, et lui la connaître. Comme le vent qui érode la roche, le temps a érodé leur amitié et chaque pierre qui tombe écrase un peu plus son cœur à peine en vie. Ses pieds dans des converses en fin de vie se trainent sur le bitume, comme si le silence entre eux pèse bien trop sur son frêle corps. La cloche d’une porte tinte et un flashback la foudroie. Quel cruel homme qu’est Toby. Elle ne montre rien, hoche la tête en croisant le propriétaire et va se terrer sur cette banquette de la table du fond. Il se croit surement drôle à la torturer comme quand il l’avait ramené l’autre sur cette même banquette. C’était leur table et il l’avait souillé. Il s’installe mais elle ne le regarde pas, pourtant elle l’observe indirectement, par le reflet dans le distributeur à serviette. IL est méchamment adorable, cruellement adorable. Pourtant, elle s’éloigne se tasse au fond de la baquette, comme pour lui faire comprendre qu’elle n’était pas une gamine, qu’elle était pas sa gamine et qu’elle était encore moins la mère de ce rejeton. Il commande et elle laisse le faire. Il pense surement en lui souriant comme ça qu’elle va oublier tout, mais Chiles n’oublie rien, elle n’y arrive pas. Elle n’oublie pas que cette autre l’embrasser sur cette chaise en face d’elle, qu’il lui murmurait à cette oreille qui n’était pas la sienne à qu’elle point cette autre était belle. Elle n’efface pas de ses pensées le bruit de la porte qui claque devant son regard désespéré avec ce morveux braillant dans les bras. Chiles n’y arrive plus. Peut-être qu’il croit qu’elle oublie, qu’elle efface qu’elle a ce bouton retour magique mais non, elle en est pas équipée. Elle se souvient et chaque vendredi elle s’installe là, commande sa pizza et espère qu’il passe le pas de la porte, mais c’est lui qui oublie. Il est le seul muni de l’option back. – Pourquoi t’es venu alors… - Elle se redresse même pas pose juste ses pieds sur la banquette en piteux état, ramenant ses genoux contre elle. – T’es bien venu pour quelque chose non ? – Elle ne lui adresse aucun regard, elle fuit Chiles. Elle ne dégage aucune chaleur, car son feu de vie a été aspergé de ses larmes de désespoir.
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Toby Arbuckle

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MessageSujet: Re: ..。 can't trust you   Mar 22 Aoû - 18:49

Il était con, tellement con. Il faisait tout de travers et il ne s'en rendait pas compte. Les erreurs s'étaient accumulées et il ne pouvait guère les effacer. Il était coincé et il était le seul fautif dans l'histoire. Il allait devenir comme elle, le visage sans vie. Des âmes assis à une table qui avait un sens à l'époque jusqu'à ce qu'il détruise tout en emmenant l'autre. Cette autre pion qui n'avait rien à faire dans le paysage et qui a eu pourtant un trop gros rôle dans l'histoire. Il aurait tellement voulu retourner à cette époque et changer les choses, mais il ne pouvait pas. La machine à remonter le temps n'existait pas même si il en avait bien besoin. Il se traita de tous les noms. Les mots, les insultes dans sa tête bourdonnaient. Il voulait simplement que cela s'arrête, il voulait être heureux et il ne pouvait que s'en prendre à lui-même. Il la regarda, elle n'était pas bien. Elle avait perdue toute sa joie de vivre, elle avait tout perdu à cause de lui. A cause de lui Chiles était devenu un fantôme. Il s'en voulait terriblement de faire du mal à la seule qu'il a toujours aimé.    - On a besoin de parler.. J'ai besoin de te parler.. - Répondit-il en ravalant sa salive. Il était nerveux.    - Je sais.. J'ai merdé et je vais encore faire des boulettes, mais..  - Il ferma les yeux un instant, il avait besoin de réfléchir pour ne pas lancer de nouvelles bombes qui pourraient faire plus de dégâts qu'il n'y en avait déjà. Il se frotta le visage entre ses deux mains avant de plonger son regard sur sa silhouette. Elle fouillait aussi, elle fouillait son regard.  - Je me rends compte que j'ai besoin de toi.. J'ai besoin de ma meilleure amie. Enfin toi, tu ne me considère plus comme tel, je suppose. Cela se comprend.. - Avoua-t-il. Elle ne pouvait pas lui en vouloir toute sa vie. Garder cette haine en elle pour toujours était néfaste et cela se voyait déjà. - Tu n'es pas obligé de parler. On peut juste manger et puis s'en aller, je te ramènerais. - Il ne voulait pas plus la brusquer. Il frotta à nouveau sa main dans sa nuque nerveusement. Une mimique qu'il attrapait dès qu'il était stressé ou encore gêné. Un gamin tellement désolé d'avoir brisé la confiance de la fille qu'il aimait plus que tout au monde. Cette confiance qui s'était forgé après tant d'années pour ensuite se fracasser. Il était perdu et surtout en colère contre sa propre personne.
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Chiles Lyons

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MessageSujet: Re: ..。 can't trust you   Lun 23 Oct - 13:31


Les insultes se font silences, et pourtant leur écho s’entrechoque à leurs âmes blessées. Elle le maudit, enfonce chaque infime reproche, chaque minuscule affront fait ou à faire dans la chair d’une poupée de cire à son effigie. Elle bouille de regrets, elle brule de vengeance, elle hurle de douleur, intérieurement, intériorisant tout ne montrant qu’une grande indifférence hostile. Elle l’entend, mais ne veut pas l’écouter réellement. Sa voix est comme un bruit de fond dans sa vie, alors qu’avant il était lyrics de sa vie, aujourd’hui ce n’est qu’un son désaccordé et criard. Pour la première fois depuis trop longtemps elle pose ses yeux sur lui. Un regard brûlant d’hostilité. – T’as fini de déblatérer tes conneries encore et toujours ? Monsieur Toby par-ci Monsieur Toby par-là ! Tu n’es jamais dit que t’était pas le seul à vouloir des choses ? Non car y’en a toujours eu que pour toi Toby. Tu ne poses jamais les bonnes questions, tu t’intéresses car de la merde, et tu dis toujours que des conneries. – Elle est à deux doigts de lui balancer le distributeur de serviette dans sa gueule d’ange, mais se contente de serrer les poings et la mâchoire. – Y’a bien longtemps que y’a plus d’amitié entre nous Toby ! Alors étouffe toi avec ta pizza si tu veux, je n’en ai plus rien à foutre de toi ! – Si cela peut être vrai, mais c’est encore un mensonge une coquille de protection qu’elle met entre lui et elle. Elle bondit sur ses pieds, fait signe à Gianni, d’emballer sa part d’un geste de la main, et se tourne vers lui dans une envolé de mèches sales et trempées. – Arrête de prendre tout le monde pour des morveux dépendants. Je ne suis pas une gamine ! Je saurais rentrer seule. – Elle extirpe de son portemonnaie et balance au visage de Toby des billets, avant d’attraper un sac plastique qu’on lui temps et de sortir de la boutique telle une furie. A force de trop vouloir la protéger y aller en douceur, l’amadouer, Toby ne fait que la blesser et elle ne l’aime que plus, et cela la révolte Chiles. Elle en a marre qui la prenne pour une enfant. Chiles n’est pas fragile, elle est indestructible. Chiles n’est pas douce, elle est féroce. Chiles n’est pas une gamine, elle est une femme amoureuse.
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